photo Carnaval de Nice
Benjamin Maxant©
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Carnaval de Nice

A propos du Carnaval


Le carnaval de Nice est sans conteste l’évènement majeur de la capitale azuréenne. Chaque année la ville s’habille de lumière pour accueillir une grande fête qui n’a pas perdu son âme populaire malgré le grand succès dont elle profite.

Pendant 15 jours, aux mois de Février et Mars, corso illuminés, une vingtaine de chars, environ 300 « grosses têtes » et les chars des batailles de fleurs envahissent les rues. Les groupes de musique du monde entier viennent apporter au carnaval une connotation cosmopolite.


Jouissant chaque année d’un succès grandissant, le Carnaval de Nice et une fête pour tous, les petits et les grands, les français et les étrangers… D’autant plus que l’on peut assister gratuitement au corso carnavalesque en se postant le long de la rue, cependant les tribunes payantes restent plus confortables et pratiques, surtout lorsque l’on a des enfants.



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Origines et Traditions du Carnaval de Nice


L'étymologie du mot "Carnaval" la plus communément retenue est "carne levare", "enlève la chair". Dès le Moyen Âge, les Niçois, avant de jeûner pendant quarante jours selon la tradition catholique du Carême, profitaient d'une cuisine grasse, riche et copieuse.


Pour mieux fêter cette période enjouée, tous les débordements furent autorisés. Il était alors de mise de se moquer de tout et de tous aux dépens de chacun, cachés derrière des masques, protégés par des déguisements, et ce jusqu'au Mardi-Gras.

La première mention retrouvée des réjouissances carnavalesques niçoises remonte à 1294, lorsque Charles d'Anjou, Comte de Provence, signale qu'il a passé à Nice "les jours joyeux de Carnaval".



Jusqu'au XVIIIe siècle, les festivités carnavalesques étaient ponctuées de bals masqués et de farandoles effrénées dans l'actuelle Vieille Ville. Les excès ont rapidement été contrôlés par les "Abbés des Fous", chargés par le clergé de canaliser la liesse populaire.

Sous l'influence du Carnaval de Venise, un Carnaval de salon et les "Veglioni"- bals masqués privés - se développent au cours du XVIIIe siècle, au détriment des distractions de rue.

Les fêtes de Carnaval, et notamment celles du du Carnaval de Nice, furent interrompues lors de graves événements politiques et militaires qui ont marqué l'Histoire comme durant la Révolution Française, puis le 1er Empire.

En 1830, un premier cortège fut organisé en l'honneur de Charles-Félix et de Marie-Christine, souverains du Royaume de Piémont-Sardaigne. La trentaine d'équipages défilant pour le roi et la reine annonçait le futur déroulement du Carnaval.




Les débuts du carnaval "moderne"...


Jusqu'en 1872, la fête battit son plein dans les rues de Nice, au gré des inspirations de chacun : la foule déguisée se bombardait de confetti de plâtre, de farine, d'œufs.

Mais en 1873, le Niçois Andriot SAËTONE prit l'initiative de fonder le "Comité des Fêtes" qui, sous le patronage de la municipalité, fut chargé d'organiser et donner de l'ampleur au Carnaval de Nice.

Ainsi, le 23 février 1873, Carnaval 1er entra dans la ville. Le Carnaval moderne était né, auquel Alexis MOSSA puis son fils Gustav-Adolf apportèrent, jusqu'en 1971, un étonnant particularisme, grotesque et fabuleux, en réalisant les maquettes des chars les plus spectaculaires qui aient défilé à Nice.


Le 14 février 1882, Sa Majesté "Triboulet" fit une entrée triomphale dans la Cité : le modeste pantin de paille et de chiffons, jusque là spectateur immobile sur la place de la Préfecture, participait pour la première fois au cortège, trônant sur le "Char royal" identique à ceux d'aujourd'hui.

Les première et seconde guerres mondiales ont empêché Carnaval de régner durant plusieurs années. En 1991, la Guerre du Golfe l'oblige à renoncer également.

Vue mer : crédit photo Aseed