Les 25, 26, 27 avril à 20h30
Le 28 avril à 16h
##PHOTO1##Avec Choré, Jean-Christophe Maillot quitte momentanément l’univers des grands ballets narratifs pour se consacrer à ces pièces courtes et abstraites qui caractérisent tout autant son travail et sa réflexion. Composé en cinq sections indépendantes, Choré a pour toile de fond l’émergence aux États-Unis des comédies musicales. Cette période, que le chorégraphe fait apparaître moins lumineuse que dans notre imagination, est ici le prétexte pour interroger l’évolution de la danse et tenter d’échapper, c’est une obsession chez lui, à la querelle des anciens et des modernes. De quoi se nourrit la danse ? Jusqu’où peut-elle s’émanciper ? À quel moment réclame-t-elle sa part de beauté, d’humour et de passé pour se sentir encore de ce monde ? L’univers des comédies musicales offre de précieux éléments de réponse et Jean-Christophe Maillot y puise de nombreux ingrédients pour développer la sienne.
##PHOTO2##Évoquant les déhanchements des hommes primitifs ou encore la danse de Saint Guy chez les fous, les premiers instants de Choré nous rappellent que la danse obéit avant tout à une pulsion. Jean-Christophe Maillot, s’interrogeant sur la nature de celle-ci, se demande si à travers elle nous exprimons notre désir de nous élever dans les airs ou au contraire de mieux nous enraciner dans le sol ? Confronté à la gravitation, le danseur a le choix : lutter contre cette force ou l’épouser – un dilemme qui a longtemps servi, avec l’utilisation des pointes notamment, de ligne de démarcation entre les anciens et les modernes. Jean-Christophe Maillot transpose ce débat dans l’univers des comédies musicales en comparant le style léger et élégant de Fred Astaire au martellement rageur et terrestre de Gene Kelly.
Scénographie et lumières : Dominique Drillot
Costumes : Philippe Guillotel
Dramaturgie : Jean Rouaud
Musiques : John Cage, Yan Maresz, Bertrand Maillot,…