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L’art en exil Hàm Nghi, Prince d’Annam
Du 19 mars 2022 au 28 août 2022

L’art en exil Hàm Nghi, Prince d’Annam

L’art en exil Hàm Nghi, Prince d’Annam
Du 19 mars au 28 août 2022
Musée des Arts Asiatiques
405, Promenade des Anglais – Arenas 06200 Nice
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10 heures à 17 heures du 1er septembre au 30 juin
Du mercredi au lundi, de 10 heures à 18 heures du 1er juillet au 31 août

Cette exposition porte sur la vie et la production artistique de Hàm Nghi (1871-1944), empereur d’Annam (Vietnam) exilé par les Français en Algérie à 18 ans. Il n’est jamais retourné dans son pays.

Le terme “Annam” signifie “Sud pacifié”. Il fut utilisé par les Chinois pour désigner le Vietnam. Les Français ont choisi ce nom pour désigner la partie centrale du pays. Pendant la colonisation, ils réduisent le pouvoir des empereurs à cette région, et leur attribuent le titre “d’empereur d’Annam”. Hàm Nghi gardera le nom d’usage “Prince d’Annam” durant les 55 ans de son exil.

L’empereur Hàm Nghi monte sur le trône en 1884 à l’âge de treize ans, au moment où le royaume d’Annam traverse une crise à la fois dynastique et politique. Les Français, qui ont colonisé le sud de la péninsule avec l’annexion, de 1858 à 1867, du Cambodge et de la Cochinchine, reprennent leur expansion à partir de 1882 : le Tonkin au nord et l’Annam au centre du pays sont placés sous protectorat, contraignant la cour à prendre la fuite. Le régent déclare la création d’un mouvement patriote, le Cần Vương (« Aider le Roi »), et emmène l’empereur Hàm Nghi dans les montagnes de l’Annam, où l’armée française le pourchasse en vain pendant trois ans. Il est finalement livré en 1888 par l’ancien chef de sa garde. Les autorités françaises décident de l’exiler, espérant mettre fin à la lutte anticoloniale dont il est le porte-drapeau.

Le jeune Hàm Nghi débarque à Alger en 1889, affaibli par les fièvres du paludisme. Installé dans une villa sur les hauteurs de la ville à El Biar, il est placé sous la garde d’un officier.

Peu de temps après son mariage, Hàm Nghi acquiert à crédit un terrain sur la commune d’El Biar où il fait construire une maison néo-mauresque. La villa Gia Long est pourvue d’un immense atelier où il peut travailler à son aise. Son quotidien est dès lors rythmé par la vie familiale, avec ses trois enfants, son activité de peintre, qu’il a pratiquée toute sa vie, la fabrication plus occasionnelle de meubles, et la pratique de la sculpture, qui s’est intensifiée avec les années, jusqu’à devenir prépondérante.

Il emprunte à Claude Monet le travail en paires et en séries, afin d’étudier les variations lumineuses sur un même paysage, qu’il imprime sur la toile par une touche fracturée. L’été, lorsqu’il se rend en France, Hàm Nghi emporte avec lui son matériel et peint les paysages français avec la même touche qu’en Algérie.

Reconnu en tant qu’artiste par son cercle d’intimes, Hàm Nghi ne recherche pourtant pas la reconnaissance publique. Il se montre peu soucieux de signer et de dater ses œuvres.

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