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Portrait / Quelques Figures

Du 5 au 9 novembre prochain, L’ECLAT propose cinq soirées de projections, animées par le critique Eugenio Renzi, le délégué général FID Marseille, Jean-Pierre Rehm, et en présence des cinéastes Arnaud des Pallières et Salomé Lamas, autour de la thématique : « PORTRAIT / QUELQUES FIGURES ».

L’ECLAT, pôle régional d’éducation et de formation au cinéma PACA, poursuit en cette nouvelle saison 2013-2014 sa mission : assurer une circulation entre la diffusion, la formation et la création dans le domaine des arts visuels et sonores. S’adressant au public le plus large, L’ECLAT incite la rencontre du cinéma avec les différents champs de l’art. Son implantation au sein de la Villa Arson fait de cette structure associative un lieu d’observations et d’expériences, portant une attention particulière aux mutations techniques et esthétiques qui interviennent dans la production des images et des sons et aux manières de les montrer. L’engagement de l’ECLAT se fait sur le terrain de la transmission de l’art cinématographique en travaillant la question de la perception et des déplacements qu’elle induit.

Programme détaillé du cycle

Mardi 5 novembre
REDEMPTION de Miguel Gomes (Portugal, 2013, 26 min)
En avant-première
Quatre interlocuteurs d’origines différentes évoquent un instant de leur vie marqué par un traumatisme émotionnel, dans des documents vidéos Super 8 couleur ou 16mm noir et blanc retrouvés. Le film prend des réalités sociales et des personnalités politiques européennes comme points de départ pour créer des biographies fictives, partielles, parfois désarmantes. Adoptant un style narratif, étonnant, plein d’ironie, il met en relation une sorte de fausse intimité, l’Histoire véritable et la mémoire inventée de Passos Coehlo, Berlusconi, Sarkozy, Merkel. Co-écrit par Miguel Gomes et Mariana Ricardo (déjà sa collaboratrice sur Tabou), Rédemption a été présenté en septembre 2013 à la Mostra de Venise et au Festival de Toronto.

=> projection suivie d’un débat avec Jean-Pierre Rehm

ZONA OESTE de Olivier Zabat (Portugal, 2001, 0h42)
En avant-première
Au Brésil, quatre adolescents d’une favela de Rio de Janeiro, trafiquants de drogue locaux s’expriment sur leur condition de bandits qui vivent « du côté juste de la mauvaise vie » ; deux hommes se présentant comme policiers militaires parlent des contrats qu’ils effectuent en parallèle à leur activité de policiers ; un prédicateur évangéliste raconte comment il a renoncé à la chaire qu’il exerçait dans son église pour devenir bandit.

20h30 | Rencontre avec Salomé Lamas, animée par Jean-Pierre Rehm

TERRE DE NULLE PART (NO MAN’S LAND) de Salomé Lamas (Portugal, 2013, 1h12)
En avant-première
Un mercenaire portugais s’exprime sur son passé et nous livre un récit personnel et officieux sur les conflits auxquels il a assisté dans divers pays et continents. Paulo de Figueiredo est un ex-mercenaire de 66 ans dont le métier l’a conduit en Angola, au Mozambique, en Rhodésie, au Nicaragua, au Salvador et dans bien d’autres pays, en plus de ses « boulots » fréquents dans son pays natal, le France, ainsi qu’en France et en France. Salomé Lamas le filme vêtu d’un pull noir sur fond noir à l’aide d’une caméra sur un trépied, changeant rarement le format de la prise de vue, ce qui produit une image très cinématographique alors même que son visage contraste fortement avec l’obscurité.

Mercredi 6 novembre

Rencontre avec Arnaud des Pallières

17h00 | POUSSIÈRES D’AMÉRIQUE de Arnaud des Pallières (France, 2011, 1h40)
En exclusivité
De gré ou de force, le monde est appelé à vivre le rêve américain comme son propre rêve. Au moins depuis que le cinéma l’a massivement exporté. Ce rêve, que nous le voulions ou non, nous le partageons. Le projet de ce film est de le rendre à la fois plus intime et plus universel. Arnaud des Pallières a conçu son film comme « une improvisation, un journal de bord, un poème fait de morceaux d’autres films, de bouts de phrases, de musiques et de sons… Un film fait de brèves, infimes et qui mises ensemble font ce qu’on appelle la grande histoire. Ça parle d’Amérique. Donc de nous. »

=> projection suivie d’un débat avec Jean-Pierre Rehm

20h00 | MICHAEL KOHLHAAS de Arnaud des Pallières (France, 2013, 2h02)
Sélection officielle en compétition – Festival de Cannes 2013
Au XVIème siècle dans les Cévennes, le marchand de chevaux Michael Kohlhaas mène une vie familiale prospère et heureuse. Victime de l’injustice d’un seigneur, cet homme pieux et intègre lève une armée et met le pays à feu et à sang pour rétablir son droit. Librement adapté d’une nouvelle de Heinrich von Kleist en 1810, le film échappe à la reconstitution historique par la modernité de ses dialogues et sa mise en scène.

=> projection suivie d’un débat avec Eugenio Renzi

Jeudi 7 novembre

Soirée animée par Eugenio Renzi

18h30 | EL SICARIO, ROOM 164 de Gianfranco Rosi (USA, 2010, 1h20)
Dans une chambre de motel, à la frontière américano-mexicaine, un sicario est assis dans un fauteul, le visage recouvert d’un voile noir. Un sicario est un tueur à gages. Celui-là a grandi dans la pauvreté et tue pour le compte de narcotrafiquants, mais aussi du gouvernement. Aujourd’hui il attend la mort. Mais d’abord, il veut raconter les vingt années qu’il a passé à kidnapper, torturer et tuer.
Ce film est une confession foncée sur l’article « The Sicario » écrit par Charles Bowden et publié dans Harper’s Magazine en 2009.

20h30 | FREE ANGELA de Shola Lynch (USA, 2013, 1h37)
Devenue un symbole de la lutte contre toutes les formes d’oppression : raciale, politique, sociale et sexuelle, Angela Davis incarne, dans les années 70, le « Power to People ». Avec sa coupe de cheveux « boule » et sa superbe silhouette elle lancera, malgré elle, la mode « afro », reprise à cette époque par des millions de jeunes gens.
Quarante ans plus tard, à l’occasion de l’anniversaire de l’acquittement d’Angela Davis, Shola Lynch, avec Free Angela, revient sur cette période cruciale de la deuxième partie du XXe siècle. Toujours engagée, militante abolitionniste, l’icône Angela continue le combat. Power to people !

Vendredi 8 novembre

Soirée Musique

18h30 | BRIGITTE FONTAINE, REFLETS ET CRUDITÉ de Benoît Mouchart & Thomas Bartel (France, 2013, 58 min)
En exclusivité
« Brigitte Fontaine est une pythie sympathique, parfois sans pitié, qui déclame vérités et absurdités avec la majesté d’une diva souriante ou lointaine. Unique habitante de ce château intérieur qu’elle nous convie aujourd’hui à visiter à travers ses disques, ses spectacles et ses livres, est-elle vraiment d’ici ? Oui, car Brigitte Fontaine est une artiste terriblement humaine ».

20h30 | I’M NOT THERE de Todd Haynes (USA, 2007, 2h15)
Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et « Born Again ». Ils participent tous à l’esquisse d’un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable. I’m not there a reçu le prix spécial du Jury, lors de la 64e édition de la Mostra de Venise en 2007. Le film a également valu à Cate Blanchett le Prix d’interprétation féminine.

samedi 9 novembre

Soirée en partenariat avec le CNR (Comité pour une Nouvelle Résistance)

18h00 | THE FOG OF WAR de Errol Morris (USA, 2003, 1h35)
Le film s’articule autour de Robert McNamara, un des personnages clé de l’histoire américaine récente, mais qui demeure mal connu. Sous John F. Kennedy, il prend part à l’opération de la Baie des Cochons et la crise des missiles de Cuba. Après l’accession de Lyndon Johnson au Bureau Ovale, il reste en place et supervise l’enlisement des troupes au Viêt-Nam. Echappant à la biographie, à partir de témoignages ou d’entretiens, Errol Morris opte pour une construction en onze chapitres, chacun tournant autour d’une leçon que McNamara aurait tiré de sa vie, déclinés en maximes.

20h30 | L’AVOCAT DE LA TERREUR de Barbet Schroeder (France, 2007, 2h15)
Communiste, anticolonialiste, d’extrême droite ? Quelle conviction guide Jacques Vergès ? Barbet Schroeder mène l’enquête pour élucider le « mystère ». Au départ de la carrière de cet avocat énigmatique : la guerre d’Algérie et Djamilah Bouhired, la pasionaria qui porte la volonté de libération de son peuple. Le jeune homme de loi épouse la cause anticolonialiste, et la femme. Puis disparaît huit ans. A son retour, Vergès défend les terroristes de tous horizons (Magdalena Kopp, Anis Naccache, Carlos) et des monstres historiques tels que Barbie. D’affaires sulfureuses en déflagrations terroristes, Barbet Schroeder suit les méandres empruntés par « L’avocat de la terreur », aux confins du politique et du judiciaire. Le cinéaste explore, questionne l’histoire du  » terrorisme aveugle  » et met à jour des connexions qui donnent le vertige.

=> projection suivie d’un débat avec Robert Charvin et Jean-Pierre Rehm

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