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Exposition Une Saison Autour du Nu Orange au Musée Bonnard
Du 23 novembre 2019 au 7 juin 2020

Exposition Une Saison Autour du Nu Orange au Musée Bonnard

BONNARD, UNE SAISON AUTOUR DU NU ORANGE
Du 23 novembre 2019  au 7 juin 2020
Musée Bonnard 16 boulevard Sadi Carnot 06110 LE CANNET

Organisée selon un axe chronologique tout en ménageant des rapprochements entre dessins, sculpture ou photographie et peintures, le parcours de l’exposition souhaite apporter une vision renouvelée de l’artiste et montrer comment Pierre Bonnard a fait de son travail «quelque chose de personnel» pour aboutir aux œuvres de la maturité réalisées au Cannet. Dans une scénographie repensée intégrant le tout nouveau tableau entré cette année dans les collections du musée « Nu orange » vers 1943, le visiteur est convié à un voyage autour des sujets favoris du peintre : l’époque de La Revue blanche, vie intérieure, nus, natures mortes et paysages.
Le parcours s’ouvre ainsi sur les débuts du peintre couronnés très tôt par le succès de France-champagne, 1891, lithographie novatrice dans son style et sa gamme chromatique simplifiée.

Ainsi Bonnard, avec Toulouse-Lautrec, dotent l’affiche d’une certaine modernité inspirée des estampes japonaises ; en atteste les affiches pour La Revue blanche, 1894 dont la composition joue efficacement dans un espace bidimensionnel entre zones claires et sombres et l’intégration de la lettre à l’image. Vient ensuite un bel ensemble d’œuvres Nabis, mouvement né à la fin des années 1880, à contre-courant du naturalisme des impressionnistes, dont la volonté première est d’« Embellir la vie ». On y découvre ainsi La Femme au parapluie, 1897 ou Parisiennes, 1895. L’espace est ici ramené à une simple planéité, les silhouettes soumises à des distorsions graphiques traduisent cette inspiration de l’estampe japonaise d’un Hokusai que Bonnard admirait et dont il collectionnait les œuvres.

Le visiteur découvre ensuite un Bonnard observateur espiègle de la comédie humaine. Dans les années 1890, le peintre croque avec un charme et une ironie incomparables le spectacle des rues de Paris, celui de la grande ville et de ses foules qui se pressent dans les rues ou les jardins publics. Les personnages y apparaissent «Et puis très vite on s’aperçoit qu’on ne regarde plus qu’elle, attentif au moindre détail…»
Françoise Barbe-Gall

L’EXPOSITION
Pierre Bonnard, La Femme au parapluie, 1897 — Lithographie en couleurs n° 33/100 pour L’Album La Revue blanche 32.2 x 25 cm
Musée Bonnard, Le Cannet
Acquis avec l’aide du Fram et un financement participatif en silhouettes se détachant du motif : Femmes au chapeau rouge, 1894 ou se perdant dans l’immensité des squares et des places : Le Tramway vert, vers 1905 au motif coloré et plats très japonisant ou Palissade couverte d’affiches, vers 1900.
Avec la rencontre de Marthe au détour d’une rue, vers 1893, Bonnard devient très vite attaché au nu féminin. Il est ainsi le peintre de la beauté féminine et des scènes intimistes élégantes et délicates, des figures féminines, toutes en intériorité et nimbées de mystère: ainsi Le Peignoir rouge, vers 1914 qui par l’éclat de la robe de chambre d’un rouge flamboyant détache le modèle de la composition colorée de l’arrière-plan. L’artiste déclarait d’ailleurs à Ingrid Rydbeck en 1937

«Il s’agit de se souvenir de ce qui vous a marqué et de le noter le plus vite possible. Ensuite avec une couleur seulement comme point de départ on érige toute la peinture autour de celui-ci. La couleur a une logique aussi sévère que la forme. Il s’agit de ne jamais lâcher prise avant que l’on soit
arrivé à rendre la première impression.»
De nombreux tableaux du peintre invitent à pénétrer dans son espace intime. Avec La Valise, Bonnard magnifie une simple pièce vue dans l’encadrement d’une porte grâce à son cadrage audacieux et à son harmonie de couleurs. La Salle à manger au Cannet, 1932 quant à elle avec son atmosphère de silence et de tension contenue tend à présenter les objets sur un plan vertical alors que se fond dans la couleur des murs la figure discrète de Marthe. Toute la toile est éclairée, comme de l’intérieur, par le blanc de la nappe où trône une boîte d’un rouge incandescent, centre du tableau.
Bonnard renouvelle, à partir de 1908, son approche de la figure. Dans Nus se reflétant devant une glace, vers 1907 l’artiste utilise les effets et les jeux de glace afin d’accentuer l’ambiguïté de l’espace de la chambre à coucher. Des taches noires et blanches ponctuent une composition que dominent les tons chauds.
Arrive enfin le magistral Nu orange acquis par la ville grâce à la générosité de l’État de la région Sud et de 356 donateurs, mis en scène dans une salle qui lui est entièrement consacrée. Cette œuvre tardive peinte après le décès de Marthe, métamorphose le corps de la femme nue représentée ici par la jeune Moucky Vernay. Le corps est au diapason avec la nature environnante ; l’ensemble est uni d’une même tonalité jaune-orangée. Le peintre travaille la couleur avec un immense plaisir et une richesse de nuances infinies : rose, mauve, orange, rouge, brun donnent une puissante impression de lumière où le réel se métamorphose en zone de couleurs.

Cette œuvre symbolise le cheminement de Bonnard vers une certaine abstraction.
Pierre Bonnard, Le Peignoir rouge, vers 1914 huile sur papier — 63 x 48 cm Collection particulière
La dernière section de cette nouvelle présentation offre une plongée dans les paysages de la mythique Côte d’Azur, qui deviennent par sa lumière et sa nature luxuriante une forme du Paradis pour l’artiste. Bonnard est en osmose totale avec la nature; il peint des paysages où l’effervescence de couleurs, de nuances Paysage par temps de mistral, 1922 ou Paysage soleil couchant, vers 1923 affirment son autonomie vis-à-vis de l’impressionnisme pour développer une interprétation propre de la nature. Son émotion est complètement recomposée dans l’isolement de son atelier.
On y admire de nombreux paysages aux vues plongeantes à la fois lointaines et synthétiques, invitant à se promener dans cette nature sans fin, au premier plan inondé de lumière jusqu’à un horizon se fondant dans le ciel.
Et bien sûr des marines, tels ces superbes  Baigneurs à la fin du jour, 1945 revenus d’un long prêt à Londres et à Copenhague. Sa composition s’organise en bandes horizontales autour des silhouettes des baigneurs qui reflètent les couleurs incandescentes d’un coucher de soleil. Bonnard s’est efforcé de fixer ici «l’importance d’une impression inattendue.»
Thadée Natanson, rappelle Józef Czapski parlait de Bonnard avec une émotion intense.« Il bénit le dernier été qu’ils avaient passé ensemble dans le Midi, au bord de la mer, et la joie de ces journées où, à l’ombre de la terrasse d’un petit café, ils regardaient ensemble la mer, le corps des baigneurs éclairés par le soleil. »

Le parcours s’achève autour de son symbolique amandier qui faisait face à la fenêtre de sa chambre : L’Amandier, vers 1930 symbolise la joie de le voir refleurir chaque année jusqu’au point de le forcer à le peindre à chaque printemps et de s’identifier à lui dans la renaissance de son être.
Véronique Serrano Conservateur en Chef du musée Bonnard

Cette exposition s’accompagne d’un programme de rendez-vous.
Un audioguide sera mis à la disposition des visiteurs.
Un espace sera dédié à la découverte de la maison du peintre via une visite virtuelle et il sera possible de visionner le film de Yann Kassile

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